31 janvier 2008
Che suis zenrubée
C'est ballaud (balot? balaut? ballo? balaud? balleau? balal?). Zenrubée, vous zibagidez même pas. Ce genre de zenrubage que quand tu sors, les yeux brûlent et pleurent comme pas permis, le nez chatouille (ou gratouille) malicieusement et l'envie d'éternuer s'accentue à chaque léger coup de vent. Le pire étant que, au vu de la température extérieure, les doigts, gentiment emmitouflés dans leurs mitaines-moufles en polaire bien épaisse (mains, rangées dans les poches, bien bien au fond), refusent à se lancer dans une aventure rocambolesque afin de se doter du dernier lambeau de mouchoir troué, mouillé et collant dans l'espoir de sauver à temps au mieux, la goutte, au pire, le fin filet visqueux vacillant dangereusement au bout de l'appendice nasal. Pour la couleur, je vous laisse choisir.
Ma seule sortie de la journée se résume donc en "La marche de l'empereur à la recherche de mouchoirs". Facile? Faut voir. Après 2 escales sans succès dans différents points de vente, je déniche enfin la précieuse boîte de mouchoirs-des-Kleenex-que-tu-tires-dessus-et-qui-changent-de-couleur-trop-waouh, perdue, entre un déodorant et des conserves de tomates. Logiques les danois! Quoi qu'il en soit, mes prochaines études ethnologiques s'intéresseront aux techniques scandinaves d'évacuation d'urgence des muqueuses encombrées.
J'entame mon retour au bercail, citrons, tube de vitamine C et précieux carrés cellulosés dans le sac et retrouve le canapé, mon hôte de la journée, la forme de mon postérieur encore imprimée dessus.
30 janvier 2008
En apparté
A l'attention d'un amateur de véhicules
Maman, tu lui fileras un coup de pousse!
I have a bike!
Oh, super! Avec la roue arrière voilée. Oh. Super. Le frein kaput. Ah. Sup... Mais pourquoi, oh grands dieux, me suis-je donc procurer une telle m... antiquité? Car cette poubelle est à peu près l'unique solution si je ne souhaite pas dépenser 1500 DKK dans une poubelle à peine moins pourrie. L'offre est tout de même plutôt honnête : pour 350 DKK déboursées, je deviens l'heureuse propriétaire d'une poubelle, certes, qui n'avance ni ne freine sans que je ne passe au dessus du guidon, certes, mais d'une poubelle majestueusement dotée de 24 vitesses. Une poubelle d'un vert émeraude à en rendre plus d'un jaloux. Une poubelle "mountain bike", avec l'accent s'il vous plaît.
Et puis, ma poubelle, je la revendrai à un étudiant dans 4 mois. J'envisagerais même un petit bénéfice. Moi je dis, un coup de miror (attention, ici se trouve un message caché à l'attention d'un parent très proche détenant le dit colis, dont la conjointe, très proche parente également se rend à la capitale le 12 février. Capitale dans laquelle siège un dénommé bébé. Dénommé bébé qui rejoint une certaine mini quelque part dans le monde le week end suivant. Comment ça James Bond girl, c'est pas fait pour moi ? ), un serrage de frein (bébé, sur ta liste, tu peux ajouter pince? dans ma caisse à outils... ) et un petit tour chez l'arabe du coin en jouant des cils, pari gagné!
Si si, l'arabe du coin. Par arabe du coin, à Copenhague, vous comprenez réparateur de vélo. Pour l'arabe du coin, oui, l'arabe du coin, vous avez du mal, il s'agit de la chaîne Seven-eleven, tenue par de blondinets danois. L'arabe du coin, quoi.
29 janvier 2008
L'aimant francophone...
... ou s'il ne s'agit pas d'un aimant, une chose est sûre, les français entre eux s'attirent. Première démonstration un lundi soir à 19h20 sur le parvis d'une école de commerce vide, encadrée d'artères guère plus animées. Petit rappel, les traditions danoises exigent que les tables familiales accueillent leurs estomacs affamés aux alentours de 18h, 18h30. Autre rappel, dès 17h30, les premières échoppes ferment leurs portes, les pistes cyclables couramment encombrées se transforment en boulevard et dès 18h, chacun rentre au bercail. Oui, oui, Monop' pense effectivement aux parisiens jusque 22h. Je dépose mon vélo en vrac car les parkings refoulent et ère en suivant précisément mon pifomètre jusqu'au lieu-dit. Quelques étudiants, si peu qu'on les compte sur les doigts d'une main, attendent l'heure fatidique. Et paf, 2 françaises. Ouf. Ma langue s'en donne à coeur joie! Ca rassure, on rigole, tout va pour le mieux, on se pose tous les mêmes questions, on obtient tous la même réponse : on n'en sait rien!
Les compatriotes, c'est bien, mais le vide nous envahit à nouveau lorsque le responsable - danois, à la prononciation danoise... marquée - de l'international office nous délivre son speach à 200 à l'heure. Vous imaginez à peu près ce à quoi ressemble un français lorsqu'il s'exprime dans la langue de Sheakspeare avec son accent... français. Imaginez alors un danois, un vrai, ou plus significatif, un bon allemand à l'accentuation particulièrement prononcée Arrr blablater en anglais. Ca donne. C'est ainsi que l'on se rend compte que le sous-titrage devrait être obligatoire aussi pour le théâtre de marionnettes.
28 janvier 2008
Photos!
Visite guidée sur votre gauche!
27 janvier 2008
Velkommen i Kobenhavn
6 minutes. Voilà le temps nécessaire à traduire 3 pauvres petits mots pour le moins courants et évidents en cette langue difficilement caractérisable qu'est le danois. Il se révèle par ailleurs mpossible de vous assurer l'exactitude de la translation.
M'y voilà donc! Papy, pour ton information - enfin, Maman, tu transmettras à Papy car à mon départ, la technologie futuriste que représente la toile n'était pas une de ses occupations quotidiennes - mon petit Papy donc, maison-maison, porte à porte, en prenant son temps et compte tenu d'un retard inopiné de bagages (l'avion surchargé, ils ont équipé leurs roulettes de moteur à réaction et effectué le trajet à côté), le voyage a duré 5h40.
Mes hôtes ont réceptionné leur colis encombrant "peu chargé", je cite, selon les dires mêmes d'une hôtesse de l'air. Direction Gammel kongevej 89 3tv - 1850 Frederiksberg C (admirez un peu ce coup de maître pour recevoir du courrier... l'expatriée n'admettra aucune excuse pour manquement au devoir de nouvelles. A la prochaine occasion, je glisse le numéro de téléphone.)
Dîner en famille aux couleurs locales : gratin patates-saumon fumé crémé parfumé à l'aneth, fraîche of course (je reprendrai le danois après quelques heures de cours non négociables). Délicieux. Les couleurs locales, c'est bien mignon, mais faut que je fasse gaffe à mes fesses. Demain, direction le Monop' danois du coin et à moi fruits et légumes à 6€ le kg.
Je n'ai pas tardé à me fondre dans le paysage en enfourchant le premier vélo venu (ou presque) pour procéder à un repérage des environs. Une journée ensoleillée ne se refuse pour rien au monde. Vous pointerez ici une première différence flagrante entre vélibien et copenhagois. Le vélib, c'est bien. Quand il ne pleut pas, qu'il ne vente pas et que la température ne penche pas sous les 10°C (et encore, au vu de la dernière condition, certains remarquent déjà mes habitudes nordistes). Le copenhagois, lui, ne circule qu'en vélo. Qu'il pleuve, qu'il neige, qu'il vente. C'est le cas de le dire. 1ère décision : investir dans un abonnement de bus. Qu'il pleuve, qu'il neige, qu'il vente, marcher 100 mètres jusqu'à l'arrêt (non abrités, les vicieux) reste dans mes capacités.
Demain, première journée de cours. Découverte de l'école, d'accord. D'accord, mais avouez que, arriver à l'heure à un meeting, duquel on ne connaît ni le lieu ni l'heure semble pour le moins ardu. Largement aussi fatigant qu'une journée de cours. Que je n'en surprenne pas un à oser ne serait-ce que penser que les erasmus n'en glandent pas une. Au Brésil, certes. Mais ici, l'unique solution pour ne pas mourir frigorifié sur une plage sans soleil ni carioca est bien de filer en cours!












