Mini Mini Mini

Après une période d'égocentrisme exacerbé par nécessité publicitaire, elle se retrouve à Copenhague pour un semestre erasmus!

22 février 2008

Epilogue d'une semaine... brûlante

cranberries


Jour 1 : Lundi, quelques nuages ornent le ciel, les oiseaux chantent (quels oiseaux?), ma bonne humeur en déconcerte plus d'un et résiste au cours de business strategy prévu aux aurores. Le train train quotidien me rejoint, les enfants à prendre en charge jusque jeudi, une nouvelle semaine s'annonce. Sauf que. Sauf que! Midi, pause pipi. Bah oui. Arghhhhhhhhhhhhhhhhh. Il y a, comme qui dirait, le feu au lac. Aux trois gouttes, certes. Ouille. Zut. Oh non, pas ça. Bon, zen, réfléchis, réfléchis... "Allo maman, bobo! Euh, non, c'est pas beau". L'important, c'est de passer la nuit qu'elle me dit. Hurmf, rassurant, vous en conviendrez. La nuit s'écoule - dans tous les sens du terme - téléphone prêt à composer le 112 d'un côté, verre d'eau de l'autre, boules Quies désenfoncées afin de garder une oreille attentive aux crises de toux des enfants à côté. Stressée? Si peu...

Jour 2 : Crevée! Le parcours de chaque sortie se calcule en fonction de la proximité des toilettes disponibles à raison d'un nécessaire toutes les 10 minutes. J'envisage alors la solution médicale et me retrouve vite découragée par les échos locaux "A moins d'une belle remontée dans les reins, ils te renverra te diurétiser à la camomille". Encourageant. J'opte dans l'attente pour des gellules de concentré de cranberries, l'important étant d'y croire.

Jour 3 : A l'article de la mort, agonisante, une douleur abdominale croissante (ça l'fait, non?), je décide que l'heure est grave. Je ne quitterai pas le cabinet médical sans une ordonnance d'antibiotiques (pas automatiques mais bien indispensables). Téléphone, prise de rendez-vous, facile. Répondeur. En danois. Les affaires se corsent. Mon interprète m'explique qu'aujourd'hui, c'est journée longue. Les consultations s'effectuent de 15h à 17h. Oh, quelle chance. 14h50, 2000 couronnes (on n'est jamais trop prudent) et mon passeport en poche, j'entame mon siège. La secrétaire me demande si l'ambassade m'envoie, je saisis l'opportunité "Oh yes". Comment ça est-ce que je dispose d'une analyse d'urines? Evidemment, toujours dans mon sac à main, au pire, je recycle en bombe lacrymo écologique. Je rêve. Elle me tend un délicat gobelet en plastique transparent que tout le monde pourra fixer et en analyser la couleur après m'y être déchargée de ces 3 gouttes qui brûlent (pas une à côté, respect). Je ressors mon ordonnance entre les mains et mon porte monnaie allégé.

Jour 4 : I'm alive! Mais toujours impossible d'avaler quoi que ce soit. J'imagine déjà mon futur premier repas se stocker directement dans mes hanches pour pallier les privations à venir. Dodo. Et là, c'est le drame. Aux environs de 23 heures, mon estomac crie famine. Résultat, me voilà au milieu de la nuit dans la cuisine à fouiller dans le congel de quoi me rassasier.

Ah vraiment, les filles!

Posté par miniminimini à 11:22 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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